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Virologie et Immunologie Moléculaires

Unité de Virologie et Immunologie Moléculaires

Projets scientifiques

Objectifs :

  • Etude structurale et fonctionnelle des différents composants du complexe ARN polymérase
  • Etude des interactions protéine-protéine (virales et cellulaires) en définissant des domaines
  • Développer des drogues antivirales spécifiques
  • Développer un vaccin (collaboration)

Contexte scientifique et technique

Le virus respiratoire syncytial (VRS ou RSV) est le principal agent responsable de maladies respiratoires graves chez les bovins ainsi que chez l’homme, causant à lui seul plus de 70% des bronchiolites. Chez les deux espèces, 100% des individus seront infectés avant l’âge de deux ans. Les traitements à la fois préventifs et curatifs sont insuffisants. Même s’il existe des vaccins commercialisés pour les bovins, leur efficacité est douteuse. Chez l’homme, il n’existe pas de vaccin, et les antiviraux se limitent à la Ribavirine, un analogue de nucléotide toxique et tératogène, et à un anticorps monoclonal très cher (palivizumab, Synagis, 3000 $ par patient) qui est efficace à 50%. Si la mortalité chez les jeunes enfants est faible en France (< 0,1 %), mais elle est généralement de 2 à 20% chez les jeunes bovins. Mais les coûts de cette maladie sont très importants en France du fait des très nombreuses consultations, hospitalisations hivernales qui saturent les services de pédiatrie. Ainsi le VRS est responsable à lui seul de 45% des hospitalisations des jeunes enfants ! L’impact sur les personnes âgées est également très important et sous-estimé. Pour les éleveurs, les pertes économiques sont également conséquentes et récurrentes.

Enjeux socio-économiques

Le marché potentiel pour un vaccin RSV humain est aujourd'hui l'un des plus importants en santé humaine, car cette maladie touche 100% des jeunes enfants, atteint également les adultes et les personnes âgées, et entraîne un coût très élevé pour nos sociétés (hospitalisations, consultations). Des vaccins vétérinaires, dérivés de souches isolées il y a une trentaine d'années, sont commercialisés, mais semblent peu efficaces, certains même pouvant sensibiliser les animaux ; ils doivent être améliorés. Des vaccins de nouvelle génération fabriqués soit par génétique inverse, soit sous-unitaires, sont en cours de développement. Le développement d'antiviraux pourrait être une alternative intéressante.

Résultats essentiels

- Résolution de la structure atomique de la Nucléoprotéine complexée à l’ARN , en collaboration avec l’équipe de F.A. Rey , Institut Pasteur.

- Caractérisation des sites d'interactions N-P, M2-1-P

- Résolution de la structure partielle de M2-1 (domaine d'interaction avec P et ARN) par RMN (collaboration avec C. Sizun, CNRS, Gif-sur-Yvette).

- Mise au point d'un outil de génétique inverse ainsi qu'un minigénome autoréplicatif permettant de valider fonctionnellement par mutagénèse des domaines fonctionnels pour les protéines du complexe ARN polymérase.

- Vaccination par la nucléoprotéine (souris et veaux) contre VRS et grippe par greffage d'épitopes M2e sur la N en collaboration avec Sabine Riffault (VIM).